S’il est un sommet qui laisse un souvenir impérissable, c’est bien le Castillo de Acher lorsqu’on y accède depuis la France.

Pour l’avoir fait il y a pas mal d’années depuis l’Espagne, je reconnais que l’arrivée par la France est plus spectaculaire.

Son altitude n’est pas très élevée puisqu’il ne culmine qu’à 2390m et son accès est facile, tant depuis l’Espagne que depuis la France. Il existe bien une voie un peu plus difficile qui permet d’atteindre le sommet, c’est la cheminée Ledormeur, qui peut mettre un peu d’adrénaline à cette course, mais la voie normale gravit une jolie brèche qui suffit à se faire plaisir.

Vous l’avez compris, on peut partir de la vallée de Hecho, en Espagne ou du parking d’Espélunguère, aux Forges d’Abel en vallée dAspe, côté français. Le chemin venant d’Espagne est beaucoup plus court et facilite la version « aller-retour » dans la journée, beaucoup plus longue en venant de France. Il faut compter un peu plus de 22km aller-retour à cause de la traversée du long plateau qui mène du Puerto d’Escale au Puerto de Acheri. Cela dit, c’est tout à fait faisable dans la journée vu le peu dénivelé (environ 1200m), qui permet de forcer un peu l’allure entre les cols.

Pour atteindre le premier col, le Puerto d’Escale, il ne vous faudra qu’une heure de marche agréable en sous-bois puis en remontant un petit défilé. C’est à partir de là qu’il vous faudra compter environ une heure trente pour traverser le plateau en direction du col que l’on aperçoit au loin et une trentaine de minutes pour atteindre le col. Disons 3h15 pour le tout, mais nous étions chargés car nous avons bivouaqué au pied du Castillo.
Le tracé est aléatoire par temps de brouillard, à cause des nombreuses sentes creusées par les troupeaux de vaches qui paissent partout, je vous recommande de récupérer une trace gps si, comme nous, vous montez sans visibilité.

Grosso-modo, il faut remonter le ruisseau d’Escale par sa rive droite, en se dirigeant complètement à gauche du col dominé par le pic Secus. On retrouve le sentier au pied du col que l’on remonte en diagonale puis par des petits lacets.

C’est au col que le spectacle commence. Déjà, le cheminement offrait jusqu’ici de jolis contrastes entre l’herbe verte et la terre rougeâtre, mais là c’est une véritable splendeur. Sur la gauche les crêtes blanche de Costatiza égratignent le ciel et à droite, le blanc Castillo de Acher trône fièrement au milieu de langues de terre rouge sang bordées de prairies verdoyantes. Nul doute que la montée depuis la France vous laissera le cœur rempli de bonheur.

On se dirige à droite en descendant légèrement, pour gagner la crête sanguinolente que l’on voit depuis le col. Une fois atteinte, longez-là en direction du Castillo. Le sentier est assez bien marqué. Il faut longer le pied du Castillo presque jusqu’à son extrémité, puis s’élever à droite par des petits lacets qui nous hissent rapidement vers le replat sommital. Le relief est tourmenté, partagé en deux par des failles profondes, certains comparent de plateau à un livre ouvert, c’est un peu ça. Le sommet est vite atteint par le sentier qui longe le rebord droit de ce plateau.

Comptez environ 5h depuis le parking.

Au sommet, la vue est magnifique sur les « grands » de la vallée d’Aspe, Anie, Trois Rois, Ansaberre et de l’autre côté, Visaurin, Agüeri, c’est carrément somptueux.

Hélas, vous ne verrez pas de photos prises depuis le sommet car lors de notre ascension le 25 juillet 2017, il était dans la brume et ne s’est dégagé qu’à 10h30, quand nous étions de retour à la tente 🙂

Mais les photos sont belles quand même 🙂

 

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